Dimanche après-midi, je retrouve Janne pour redécouvrir Tati ! Oui, le réalisateur pas le magasin. Rendez-vous devant le Bio Rex sur Mannerheimintie.
Nous rencontrons Tero et sa copine.
Les garçons qualifient l'architecture du cinéma de "fachiste" c'est à dire moche, froide et strictement fonctionnelle.
Malgré les petits problèmes techniques de la projectioniste, j'aime le film. Il est distrayant mais demande de la concentration. L'attention du spectateur est sans cesse sollicitée. De petites scènes, comme des films dans le film, ont lieu dans la même image, au même moment. C'est très théâtral dans la composition, pas dans le jeu des acteurs. Chaque détail a son importance et le film peut être vu et revu tout en restant une découverte perpétuelle.
L'humour est visuel, graphique, les dialogues sont gestuels. Le doublage, les couleurs de l'époque font partie du charme.
C'est un manège, un émerveillement, une ribambelle de surprises, de couleurs, de farces et un grand bol de bonne humeur !
Un cappuccino au Mbar, Janne me parle de ses projets personnels, de ses dessins, de son CV, de ses études, son semestre en Italie, de son enfance...C'est réconfortant.
Il est 8 heures du soir. Helsinki se couvre d'un voile gris clair comme pour nous dire que le week-end se termine ici.
dimanche 29 août 2010
vendredi 27 août 2010
Helsinki, 00h07
La ville s’endort ;
Les statues s’éveillent.
Sous le soleil de minuit
Les lucioles jaillissent.
Des étincelles papillonnent.
Des insectes et des statues,
Des ailes, des pierres et des yeux lumineux.
Le bronze lisse devient chair soyeuse
Tendre et rieuse
Les déesses deviennent pudiques et s’enveloppent
Du rideau de leur chevelure
Infiniment longue.
Les libellules se rencontrent
Conciliabule dans l’ombre
Au bord d’une flaque
D’une goutte de lac
Elles palpitent
S’agitent et viennent chahuter
Les sirènes, les colonels,
Les chevaliers, les ours fiers,
Et les héros oubliés.
Salutations d’habiles abeilles
Lèvres dorées au goût de miel
Mains scintillantes arrosées par la rosée,
Innocentes.
Les statues s’éveillent.
Sous le soleil de minuit
Les lucioles jaillissent.
Des étincelles papillonnent.
Des insectes et des statues,
Des ailes, des pierres et des yeux lumineux.
Le bronze lisse devient chair soyeuse
Tendre et rieuse
Les déesses deviennent pudiques et s’enveloppent
Du rideau de leur chevelure
Infiniment longue.
Les libellules se rencontrent
Conciliabule dans l’ombre
Au bord d’une flaque
D’une goutte de lac
Elles palpitent
S’agitent et viennent chahuter
Les sirènes, les colonels,
Les chevaliers, les ours fiers,
Et les héros oubliés.
Salutations d’habiles abeilles
Lèvres dorées au goût de miel
Mains scintillantes arrosées par la rosée,
Innocentes.
mardi 24 août 2010
Point admin
Score : 66,6%
lundi 16 août 2010
Inception & Cidre aux myrtilles
Sortie de bureau avec Riina, nous nous dirigeons vers le cinéma pour nous plonger dans Inception, ce film dont nos meilleurs ami(e)s nous ont dit beaucoup de bien. Le film est en V.O. (anglais) sous-titré en finnois et mes yeux ne peuvent s'empêcher de zieuter (c'est leur métier) le bas de l'écran pendant le premier tiers du film, en toute inconscience et innocence.
Christopher Nolan m'a habituée à mieux. Il m'a tant régalée de ces précédents films que j'en salivais d'avance ! Je suis ressortie de la salle l'estomac dans les talons.
Mon sentiment : ce film ne m'a rien appris sur l'architecture de nos rêves. Il ne m'a pas fait voyager dans des terres inconnues, il ne m'a pas surprise. Les effets spéciaux à la James Bond ont pris la place des paysages fantastiques et poétiques auxquels je m'attendais. La (pyro)technique l'a emporté sur l'onirisme.
La Môme Cotillard lui aurait-elle fait tourner la tête ?
Je suis fâchée contre les spectateurs qui ont acclamé le prodige du film ou la profondeur de la théorie exposée...Théorie ? Je suis fâchée contre les spectateurs qui ont étrangement contracté un complexe d'infériorité face aux spectateurs qui crient au génie et qui pensent avoir loupé quelque chose, se sentent largués, idiots, supposent que le film est trop compliqué et qu'il faut vraiment être concentré pour s'y retrouver dans ce labyrinthe infernal dans lequel le réalisateur nous entraine inévitablement... Eh oh, on se calme !? Pas besoin d'être sorti de St Cyr (comme dirait ma grand-mère) pour comprendre le film. Ce n'est pas Lost Highway ! C'est clair, net, précis. Les personnages rêvent qu'ils rêvent qu'ils rêvent. Oui, c'est comme les boucles d'oreilles de la Vache qui rit qui rit qui rit.
Je serais à la limite moins fâchée contre les spectateurs qui applaudiraient la technicité parfaite des effets spéciaux. Mais je craindrais que ces personnes se soient trompées de salle ou ne connaissent pas Christopher Nolan. Pour ce film, mieux vaut ne pas le connaitre ou s'efforcer d'oublier les petits bijoux avec lesquels il nous avait épatés...
Pour rêver je ferais plutôt appel à Michel Gondry, Terry Gilliam ou bien Tim Burton dans un registre différent.
Ou bien je me sifflerais une petite pinte de cidre aux myrtilles en discutant du manque de réaliste du film avec Riina, du process de connection des câbles qui régissent les rêves des personnages façon "téléphones en pots de yaourts" (détail qui me choque à cause du contraste créé par les FX et du budget colossal) et de l'absence d'érection de Léonardo Di Caprio chaque fois qu'il se réveille de son rêve dans son rêve dans son rêve...tout en dénonçant le manque de lyrisme. Contradictoire ?
Christopher Nolan m'a habituée à mieux. Il m'a tant régalée de ces précédents films que j'en salivais d'avance ! Je suis ressortie de la salle l'estomac dans les talons.
Mon sentiment : ce film ne m'a rien appris sur l'architecture de nos rêves. Il ne m'a pas fait voyager dans des terres inconnues, il ne m'a pas surprise. Les effets spéciaux à la James Bond ont pris la place des paysages fantastiques et poétiques auxquels je m'attendais. La (pyro)technique l'a emporté sur l'onirisme.
La Môme Cotillard lui aurait-elle fait tourner la tête ?
Je suis fâchée contre les spectateurs qui ont acclamé le prodige du film ou la profondeur de la théorie exposée...Théorie ? Je suis fâchée contre les spectateurs qui ont étrangement contracté un complexe d'infériorité face aux spectateurs qui crient au génie et qui pensent avoir loupé quelque chose, se sentent largués, idiots, supposent que le film est trop compliqué et qu'il faut vraiment être concentré pour s'y retrouver dans ce labyrinthe infernal dans lequel le réalisateur nous entraine inévitablement... Eh oh, on se calme !? Pas besoin d'être sorti de St Cyr (comme dirait ma grand-mère) pour comprendre le film. Ce n'est pas Lost Highway ! C'est clair, net, précis. Les personnages rêvent qu'ils rêvent qu'ils rêvent. Oui, c'est comme les boucles d'oreilles de la Vache qui rit qui rit qui rit.
Je serais à la limite moins fâchée contre les spectateurs qui applaudiraient la technicité parfaite des effets spéciaux. Mais je craindrais que ces personnes se soient trompées de salle ou ne connaissent pas Christopher Nolan. Pour ce film, mieux vaut ne pas le connaitre ou s'efforcer d'oublier les petits bijoux avec lesquels il nous avait épatés...
Pour rêver je ferais plutôt appel à Michel Gondry, Terry Gilliam ou bien Tim Burton dans un registre différent.
Ou bien je me sifflerais une petite pinte de cidre aux myrtilles en discutant du manque de réaliste du film avec Riina, du process de connection des câbles qui régissent les rêves des personnages façon "téléphones en pots de yaourts" (détail qui me choque à cause du contraste créé par les FX et du budget colossal) et de l'absence d'érection de Léonardo Di Caprio chaque fois qu'il se réveille de son rêve dans son rêve dans son rêve...tout en dénonçant le manque de lyrisme. Contradictoire ?
dimanche 15 août 2010
Let's go to the Flow
Dimanche 15 aôut et le soleil brille. Flow Festival et la musique m'embarque...
Janne m'accompagne et sur la route nous rencontrons un ancien collègue développeur dont j'ai oublié le nom, Anna, Mika, Emma et tous les amis de Janne qu'il salue au passage.
L'atmosphère est légère, joyeuse, à la fois jeune et familiale, cool.
C'est l'occasion idéale d'étudier le look, les looks finlandais. Non, ce n'est pas un truc de chochotte, c'est de la sociologie...
1. La coiffure :
Dread locks rasta, cheveux longs grunge, coupe dandy-mèche rebelle ou crâne rasé pour les garçons. L'accessoire mâle qui fait fureur : le béret !
Chignon haut, tresse africaine-bandeau ou nid de rossignol pour les filles. Le détail qui tue : le serre-tête !
Pour les plus punks la crête reste indémodable tous sexes confondus.
2. Les vêtements :
Baggy kaki, bermuda beige et chaussettes bleu marine hautes façon scout, jeans slim 80's et t-shirts design, chemises cintrées et cravate fine pour les garçons.
Robes de toutes sortes, débardeurs larges à porter sur un soutien-gorge, t-shirts blancs transparents...et surtout l'immortelle ballerine !
3. Les petits plus de Monsieur Plus :
Le tatouage ! 60% des personnes âgées de 20 à 50 ans sont tatoués selon mes propres statistiques...
Mademoiselle Agnès est sur le cul. Elle s'est foulée la cheville en tombant de la scène qu'elle a confondu avec un podium. La Croix Rouge est sur le coup.
Jonsi, chanteur du groupe Sigur Ros devait se produire en solo. Malheureusement son bassiste s'est bousillé l'avant brasen essayant d'ouvrir un magnum de champagne lors d'une répétition.
J'étais triste en apprenant la nouvelle le matin même. Mais d'autres groupes n'attendaient qu'à être découverts ! Caribou, Konono, Yona et son orchestre...
Et la bonne nouvelle : pour s'excuser de l'annulation de Jonsi les organisateurs préparent un évènement surprise pour l'automne. Tu m'étonnes que je vais le garder mon billet !
Très bon souvenir de cette journée. 3 scènes, 1 salle de cinéma où des courts-métrages étaient diffusés, un espace dédié aux enfants, des gens ivres d'un cocktail d'alcool et de joie, des arbres, de l'ombre, du soleil, des notes qui dansent tout autour de moi et qui me raccompagnent gentiment jusqu'à la maison où je tombe dans un profond sommeil...
Janne m'accompagne et sur la route nous rencontrons un ancien collègue développeur dont j'ai oublié le nom, Anna, Mika, Emma et tous les amis de Janne qu'il salue au passage.
L'atmosphère est légère, joyeuse, à la fois jeune et familiale, cool.
C'est l'occasion idéale d'étudier le look, les looks finlandais. Non, ce n'est pas un truc de chochotte, c'est de la sociologie...
1. La coiffure :
Dread locks rasta, cheveux longs grunge, coupe dandy-mèche rebelle ou crâne rasé pour les garçons. L'accessoire mâle qui fait fureur : le béret !
Chignon haut, tresse africaine-bandeau ou nid de rossignol pour les filles. Le détail qui tue : le serre-tête !
Pour les plus punks la crête reste indémodable tous sexes confondus.
2. Les vêtements :
Baggy kaki, bermuda beige et chaussettes bleu marine hautes façon scout, jeans slim 80's et t-shirts design, chemises cintrées et cravate fine pour les garçons.
Robes de toutes sortes, débardeurs larges à porter sur un soutien-gorge, t-shirts blancs transparents...et surtout l'immortelle ballerine !
3. Les petits plus de Monsieur Plus :
Le tatouage ! 60% des personnes âgées de 20 à 50 ans sont tatoués selon mes propres statistiques...
Mademoiselle Agnès est sur le cul. Elle s'est foulée la cheville en tombant de la scène qu'elle a confondu avec un podium. La Croix Rouge est sur le coup.
Jonsi, chanteur du groupe Sigur Ros devait se produire en solo. Malheureusement son bassiste s'est bousillé l'avant bras
J'étais triste en apprenant la nouvelle le matin même. Mais d'autres groupes n'attendaient qu'à être découverts ! Caribou, Konono, Yona et son orchestre...
Et la bonne nouvelle : pour s'excuser de l'annulation de Jonsi les organisateurs préparent un évènement surprise pour l'automne. Tu m'étonnes que je vais le garder mon billet !
Très bon souvenir de cette journée. 3 scènes, 1 salle de cinéma où des courts-métrages étaient diffusés, un espace dédié aux enfants, des gens ivres d'un cocktail d'alcool et de joie, des arbres, de l'ombre, du soleil, des notes qui dansent tout autour de moi et qui me raccompagnent gentiment jusqu'à la maison où je tombe dans un profond sommeil...
jeudi 12 août 2010
Pourquoi tu m'appelles Janine alors que j'm'appelle Thérèse ?
Ok, bien sûr que ce n'est pas de ta faute. Non, tu ne parles pas anglais. Oui je te comprends. Enfin, non. Je comprends le fait que tu ne parles pas anglais mais je ne te comprends pas parce que tu parles finnois. Tu comprends ?
Par contre je me demande simplement comment tu as fait pour confondre un D avec un H ? Un D c'est un peu comme le ventre d'un Mexicain qui a mangé trop de burritos, tu vois ? Oui, c'est un exemple bidon... Et le H et bien c'est comme l'enseigne d'un hôpital ou la piste d'atterrissage d'un hélicoptère... Rien à voir.
A moins que le Mexicain fasse une intoxication alimentaire et que cela demande un héliportage jusqu'à l'hôpital le plus proche. Ca se tient, mon gars. Ca se tient.
Bon ok, t'as juste massacré mon nom sur la boîte aux lettres et la porte, enfin mon nom de jeune fille mais je n'en parlerai pas à papa...Mon mari t'a-t-il contacté afin que tu écorches ni vu ni connu ce nom pour que j'utilise mon nom de femme mariée ? Si c'est le cas, pourrais-tu lui dire que je dois déjà changer tous mes papiers d'identité et que là, maintenant, niveau démarches administratives j'aimerias faire un break ? Tu peux lui dire que je l'aime, que j'aime son nom aussi mais que pour l'instant c'est trop compliqué ?
Ben, me regarde pas comme ça avec tes yeux de renne rôti...
Mitä?
Non, rien... Je disais juste "Kiitos".
Par contre je me demande simplement comment tu as fait pour confondre un D avec un H ? Un D c'est un peu comme le ventre d'un Mexicain qui a mangé trop de burritos, tu vois ? Oui, c'est un exemple bidon... Et le H et bien c'est comme l'enseigne d'un hôpital ou la piste d'atterrissage d'un hélicoptère... Rien à voir.
A moins que le Mexicain fasse une intoxication alimentaire et que cela demande un héliportage jusqu'à l'hôpital le plus proche. Ca se tient, mon gars. Ca se tient.
Bon ok, t'as juste massacré mon nom sur la boîte aux lettres et la porte, enfin mon nom de jeune fille mais je n'en parlerai pas à papa...Mon mari t'a-t-il contacté afin que tu écorches ni vu ni connu ce nom pour que j'utilise mon nom de femme mariée ? Si c'est le cas, pourrais-tu lui dire que je dois déjà changer tous mes papiers d'identité et que là, maintenant, niveau démarches administratives j'aimerias faire un break ? Tu peux lui dire que je l'aime, que j'aime son nom aussi mais que pour l'instant c'est trop compliqué ?
Ben, me regarde pas comme ça avec tes yeux de renne rôti...
Mitä?
Non, rien... Je disais juste "Kiitos".
dimanche 8 août 2010
Quand y'en a marre...y'a toujours le Mbar!
Toujours aussi chaud. Je vais rejoindre Antti au Mbar. C'est quand j'arrive à la gare et que je mets un premier pied dehors qu'il se met à pleuvoir. Le tonnerre gronde et les éclairs tapissent le ciel noir de lumière électrisante. Les iPhones sont de sortie pour immortaliser l'évènement climatique.
Je n'ai pas de parapluie et prends mes jambes à mon cou pour traverser chaque rue jusqu'à Mannerheimintie. Je plonge sans bouteille et je bois la tasse.
Antti discute avec le DJ estonien, je vais chercher des boissons et retrouve rapidement Anna, Mika et Emma.
Le concert devait se passer à l'extérieur, sur la terrasse, mais vue la météo il se fera dans le bar.
La chanteuse a une voix pure et hypnotisante. Elle commence par un chant aux allures anciennes voire légendaires. Antti s'occupe de l'illustration visuelle du concert en tant que VJ. Un écran au fond de la salle et l'ambiance change au gré des morceaux. Bougies, ellipses psychédéliques, archives de réclames à l'aire du communisme...
Le persussioniste est en transe. Sa coiffure afro, en ombre portée sur l'écran, se détache de son corps et s'éveille, s'enfuit, vit sa vie...
Le DJ est toujours présent, il suit attentivement le mariage de l'instrument et de la voix, il bat la mesure et s'immisce dans la brêche pour créer sa transition.
Mika parle français et je me sens donc comme à la maison. Il me présente Tapio qui comme lui travaille au Mbar. Ils me parlent tous deux des évènement qu'ils organisent régulièrement. C'est un enchantement de les voir si investis et motivés. La musique est le cinquième élément d'Helsinki.
Je n'ai pas de parapluie et prends mes jambes à mon cou pour traverser chaque rue jusqu'à Mannerheimintie. Je plonge sans bouteille et je bois la tasse.
Antti discute avec le DJ estonien, je vais chercher des boissons et retrouve rapidement Anna, Mika et Emma.
Le concert devait se passer à l'extérieur, sur la terrasse, mais vue la météo il se fera dans le bar.
La chanteuse a une voix pure et hypnotisante. Elle commence par un chant aux allures anciennes voire légendaires. Antti s'occupe de l'illustration visuelle du concert en tant que VJ. Un écran au fond de la salle et l'ambiance change au gré des morceaux. Bougies, ellipses psychédéliques, archives de réclames à l'aire du communisme...
Le persussioniste est en transe. Sa coiffure afro, en ombre portée sur l'écran, se détache de son corps et s'éveille, s'enfuit, vit sa vie...
Le DJ est toujours présent, il suit attentivement le mariage de l'instrument et de la voix, il bat la mesure et s'immisce dans la brêche pour créer sa transition.
Mika parle français et je me sens donc comme à la maison. Il me présente Tapio qui comme lui travaille au Mbar. Ils me parlent tous deux des évènement qu'ils organisent régulièrement. C'est un enchantement de les voir si investis et motivés. La musique est le cinquième élément d'Helsinki.
Nuages soufflés au souffle coupé
Les nuages poursuivent leur quête d’immobilité à moins que le temps ne se soit arrêté. La fenêtre réfléchit le ciel et le vent souffle pour l’animer, le rendre vivant. Cinq mèches de bougies vierges attendent le grand jour. L’union fait la force (de patienter).
Le ciel est si bleu qu’on aimerait y plonger et je crois entendre la mer.
Le ciel est si bleu qu’on aimerait y plonger et je crois entendre la mer.
samedi 7 août 2010
I'm your new neighbour!
Vendredi soir ou samedi matin, mon horloge interne ne fonctionne plus. J'ai facilement retrouvé ma rue.
Mon gentil voisin va au cinquième étage et me demande où je vais.
Mon gentil voisin descend au 5e étage donc et nous nous souhaitons une bonne nuit. J'arrive enfin au 6e et ne reconnais pas le nom sur la porte...
Oh tiens, sympa, quelqu'un me tient la porte de l'immeuble, pas la peine de chercher mes clefs dans mon sac en pagaille ! Kiitos.Ascenseur. Je ne pense qu'à une chose : m'affaler sur mon matelas pneumatique (je n'ai pas encore de lit) et ronfler jusqu'au lendemain midi !
Mon gentil voisin va au cinquième étage et me demande où je vais.
Sixième étage, merci beaucoup. Je suis votre nouvelle voisine. D'où je viens ? Ben, de France ! Tu ne reconnais pas mon accent enchanteresse ?! Oh, tu parles français toi aussi ? Mais c'est génial, tout le monde parle français ici !Alors là, oui, j'ai honte, je ne sais dire que trois mots de Finnois, ce qui ne me permet pas de tenir une conversation. Oui, j'ai beaucoup à apprendre et j'en suis consciente. Séance d'auto-flagellation terminée. Next !
Mon gentil voisin descend au 5e étage donc et nous nous souhaitons une bonne nuit. J'arrive enfin au 6e et ne reconnais pas le nom sur la porte...
Oh, mais serait-ce le mauvais immeuble ? Oops ! Dommage...Alors là je rougis, forcément. Mais personne ne peut me voir et l'obscurité est ma cachette. Je ressens juste le feu de la honte gagner subitement mes joues.
Leena
Je loupe le dernier métro. Une seule solution : le tram. C'est là que je rencontre Leena, une peintre d'une soixantaine d'années, Finlandaise parlant français.
Elle se comporte comme un ange-gardien zellé. Elle a peur, pour je ne sais quelle raison, qu'il m'arrive quelque chose. Est-ce de la paranoïa ou veut-elle simplement discuter avec moi ? Elle m'invite à prendre un verre. Son français est parfait. Elle connait même des expressions d'argot, c'est assez amusant en plus de l'accent. Elle me donne ses coordonnées et me demande les miennes. Je crois qu'elle s'ennuie un peu ces derniers temps et qu'elle cherche un peu d'action, de renouveau.
Elle a l'air légèrement éméché, rien de plus normal à ce qu'il parait pour un vendredi soir dans la capitale finlandaise...
Elle me parle de son atelier qui est un peu plus loin et qu'elle aimerait me faire visiter. Nous marchons le long d'Hämeentie, la plus longue rue d'Helsinki et je commence à bailler. Je regarde Leena qui, toujours inquiète pour moi, me demande si je vais trouver mon chemin jusqu'à chez moi. Il n'y a pas plus simple ! Elle me propose de passer chez elle en me précisant "C'est le bordel, hein..." mais je dois décliner l'invitation, je dors debout et me suis transformée pour ainsi dire en zombie...
Elle se comporte comme un ange-gardien zellé. Elle a peur, pour je ne sais quelle raison, qu'il m'arrive quelque chose. Est-ce de la paranoïa ou veut-elle simplement discuter avec moi ? Elle m'invite à prendre un verre. Son français est parfait. Elle connait même des expressions d'argot, c'est assez amusant en plus de l'accent. Elle me donne ses coordonnées et me demande les miennes. Je crois qu'elle s'ennuie un peu ces derniers temps et qu'elle cherche un peu d'action, de renouveau.
Elle a l'air légèrement éméché, rien de plus normal à ce qu'il parait pour un vendredi soir dans la capitale finlandaise...
Elle me parle de son atelier qui est un peu plus loin et qu'elle aimerait me faire visiter. Nous marchons le long d'Hämeentie, la plus longue rue d'Helsinki et je commence à bailler. Je regarde Leena qui, toujours inquiète pour moi, me demande si je vais trouver mon chemin jusqu'à chez moi. Il n'y a pas plus simple ! Elle me propose de passer chez elle en me précisant "C'est le bordel, hein..." mais je dois décliner l'invitation, je dors debout et me suis transformée pour ainsi dire en zombie...
vendredi 6 août 2010
Rastaflic
| Sculpture, Rautatientori |
A la recherche d'une bouteille de vin. En Finlande l'alcool se trouve dans des magazins spécialisés et non en grande surface comme en France. De la bière au Alepa ou au SMarket du coin ? Oui, et alors ? Ce n'est pas considéré comme de l'alcool, voyons...
A la quête du Alko le plus proche. Je demande mon chemin à deux garçons d'une petite trentaine qui me guident sans hésiter jusqu'au Graal. Hallelujah !
| Moomin et sa copine |
Les garçons m'escortent (dans le sens technique du terme) et discutent avec moi, intrigués. Ce ne sont pas les titis parisiens dragueurs du style "Eh eh mademoiselle t'es trop charmante, eh eh tu me réponds ou bien ? Sale pute !" Rien à voir, je vous assure. Du respect comme on n'en faisait déjà plus en 1927.
| Réconciliation aux couleurs de la Jamaïque |
On se croirait soudain dans les rues de Beverly Hills. La voiture de police américaine, le flic en uniforme comme il se doit, le girophare vert jaune rouge. Oh oh...il se trame quelque chose ici.
Il s'agit de la promo d'une soirée reggae ! Séance photo, rencontre entre un rasta et le faux flic, crise de rire, ampli à fond les ballons...jusqu'à ce que les organisateurs fuient à la demande de la police (la vraie cette fois). La concurrence était-elle trop rude ?
mercredi 4 août 2010
L'amour est enfant de bohème
Mercredi matin, troisième jour de travail à Helsinki. Je n'ai toujours pas de carte de transport car une seule station la délivre et ferme assez tôt.
J'arrive dans le bus en réalisant que je n'ai ni ticket ni liquide sur moi.
Le chauffeur est israëlien et me fait la conversation jusqu'au terminus. Il me demande si je suis mariée, j'acquiesce. Il ne comprend pas comment nous pouvons vivre séparément.
J'avais envie de lui chanter...
J'arrive dans le bus en réalisant que je n'ai ni ticket ni liquide sur moi.
- Hi, I realise that I have not enough money to get a ticket. You don’t accept the credit card I guess…
- Indeed. Are you German?
- No, French.
- Ahah Sarkozy…
- Hmm…
- I should call the police, the FBI and the CIA but today you’re lucky, sit here and pray. Are you Catholic?
- Hmmm…Yes
- Then, pray for the Jewish God, I’m Jewish, me…
Le chauffeur est israëlien et me fait la conversation jusqu'au terminus. Il me demande si je suis mariée, j'acquiesce. Il ne comprend pas comment nous pouvons vivre séparément.
- We love each other!
- Love is not enough! If my wife would move in another country I would divorce. I don't want to suffer. I love my wife, I love people...but first of all I love myself!
J'avais envie de lui chanter...
mardi 3 août 2010
Gypsy
Dans la rue, des "gypsies" se promènent revêtus de l'habit traditionnel. La tenue féminine attire particulièrement l'attention. La Femme intrigue.
Ses cheveux sont relevés et maintenus à l'aide d'un peigne à la manière des danseuses de flamenco, ses manches sont longues et fluides, un châle lui recouvre les épaules. Sa jupe est longue, épaisse et large. Foncée de manière générale. Une structure entourant la taille donne de la dimension à la jupe : entre la crinoline du XIXe et le faux-cul à la Vivienne Westwood. Elégant mais sûrement inconfortable.
Ses cheveux sont relevés et maintenus à l'aide d'un peigne à la manière des danseuses de flamenco, ses manches sont longues et fluides, un châle lui recouvre les épaules. Sa jupe est longue, épaisse et large. Foncée de manière générale. Une structure entourant la taille donne de la dimension à la jupe : entre la crinoline du XIXe et le faux-cul à la Vivienne Westwood. Elégant mais sûrement inconfortable.
Deux flics à Malmi
Premier jour de boulot. Je vais saluer mon boss qui me donne quartier libre pour faire mes démarches administratives. Je file à l'agence immobilière pour signer le contrat de l'appartement. Je me dirige au bureau des enregistrements pour obtenir mon numéro de sécu. Mais j'apprends que pour l'obtenir je dois aller à la Police de l'immigration qui se trouve à l'autre bout de la ville. J'allais donc faire la rencontre de deux flics à Malmi.
(...)
Bureau des enregistrements. Je fais la queue devant le guichet "foreigners". On me donne un formulaire à remplir. Je finis par discuter avec un Germano-Italien ou Ritalo-Teuton, je ne connais pas l'expression la mieux appropriée, en tout cas un garçon très sympa qui me parle en français et qui part travailler à Dijon. Etonnant, non ?
(...)
Bureau des enregistrements. Je fais la queue devant le guichet "foreigners". On me donne un formulaire à remplir. Je finis par discuter avec un Germano-Italien ou Ritalo-Teuton, je ne connais pas l'expression la mieux appropriée, en tout cas un garçon très sympa qui me parle en français et qui part travailler à Dijon. Etonnant, non ?
lundi 2 août 2010
Esclaves & Zombies...
Brunch et réveil en douceur. Il n'y a pas le feu au lac. Zsolt et Bo m'emmènent dans les magazins de déco et d'ameublement pour jeter un oeil à la marchandise, comparer les prix et récupérer des catalogues. J'ai trouvé un appartement mais il est vide. Nous essayons des canapés convertibles et je les trouve presque plus excités que moi. Ils suggèrent des idées : "You could get this sofa, it's nice, not this colour of course..." et "this one is less expensive, touch it, it's so soft, try it, it's so comfortable..."
Ils repèrent un vélo à 99 € et m'encouragent à en acheter un. Pas toute suite peut-être, il neigera bientôt (nous sommes encore en août pourtant...) mais pourquoi pas l'été prochain ?
Nous passons au supermarché faire quelques courses. Certains articles coûtent beaucoup plus cher qu'en France et d'autres carrément moins. Je devrais faire une liste. Les couches bébé par exemple. Elles ne coûtent que 12 € environ. Bon, je n'en aurais pas grande utilité pour le moment bien sûr mais...La lessive ! Moitié moins chère qu'en France. Je vais d'ailleurs devoir trouver un lavomatic. Mon petit appart ne me permet pas d'avoir une machine à laver.
Nous sommes maintenant de retour à Lumikintie, chez Zsolt & Bo. Nous jouons aux cartes. Ni poker ni tarot. Ils appellent ce jeu "Slave" et je comprends vite qu'il s'agit d'une version comparable au Trou du Cul. La lumière au bout du tunnel...
Nous dînons avant de regarder un film de zombies avec Bill Murray.
Puis Bill prend un taxi.
Zzzzz...
Ils repèrent un vélo à 99 € et m'encouragent à en acheter un. Pas toute suite peut-être, il neigera bientôt (nous sommes encore en août pourtant...) mais pourquoi pas l'été prochain ?
Nous passons au supermarché faire quelques courses. Certains articles coûtent beaucoup plus cher qu'en France et d'autres carrément moins. Je devrais faire une liste. Les couches bébé par exemple. Elles ne coûtent que 12 € environ. Bon, je n'en aurais pas grande utilité pour le moment bien sûr mais...La lessive ! Moitié moins chère qu'en France. Je vais d'ailleurs devoir trouver un lavomatic. Mon petit appart ne me permet pas d'avoir une machine à laver.
Nous sommes maintenant de retour à Lumikintie, chez Zsolt & Bo. Nous jouons aux cartes. Ni poker ni tarot. Ils appellent ce jeu "Slave" et je comprends vite qu'il s'agit d'une version comparable au Trou du Cul. La lumière au bout du tunnel...
Nous dînons avant de regarder un film de zombies avec Bill Murray.
Puis Bill prend un taxi.
Zzzzz...
La Mer qu'on imagine danser
Grasse matinée du côté d'Hertoniemi. Nous sommes deux à être hébergées chez le couple. Trois nationalités cohabitent donc pour quelques jours : hongroise, thaï et française.
Nous nous dirigeons vers le centre commercial pour le déjeuner : buffet pizza (et salades composées à volonté bien sûr, c'est plus léger...)
L'estomac satisfait, nous nous dirigeons vers un grand parc pour s'aérer les idées à coups de lancers de frisbees. Le soleil tape fort et nous sommes rapidement assoiffés, épuisés, essouflés... C'est donc le moment idéal pour une pause photos.
Les passants promènent leur chien, roulent à biclyclette, pratiquent la marche suédoise (en s'appuyant sur des bâtons), font du jogging ou jouent avec leurs enfants.
Les akènes de pissenlits recouvrent le sol en attendant d'être disséminés par un souffle humain, une bise, une petite brise.
Nous parlons de la mer puis nous nous égarons dans la conversation. Le programme de ce soir est ouvert : billard, cinéma (Inception est encore en salles) et restaurant thaï. Il ne faut pas trainer. Je me rappelle avoir été invitée par Antti à un concert dans le centre mais mes camarades ne sont pas enthousiastes.
Nous rentrons pour nous changer, jouer aux cartes, perdre et gagner avant de repartir pour le centre. Mauvais timing pour le cinéma. Une autre fois ?
Après une vodka-pomme et quelques billards je me révèle enfin en mettant trois boules d'affilé...Mais la partie se termine. Dommage.
Le restaurant thaï "Villa Thaï" est excellent. Je crache du feu, ou preque, mais me sens forte comme un dragon. Ces piments réveillent !
Nous traversons Esplanadi où deux personnes s'accouplent dans les buissons, plus ou moins discrètement. Il est 21.30 et il fait encore jour. Les touristes continuent de prendre les statues en photos, les jeunes continuent de boire leur bière et de rire aux éclats, la terre continue de tourner et notre petit couple continue de batifoller sans que cela ne semble choquer personne.
Le centre d'Helsinki est en fête et la musique envahit les ruelles et les terrasses. La bière coule à flot et les promeneurs sont heureux de vivre (un été chaud / un vrai été continental !)
Quand le froid n'est pas là, les sourires dansent.
Nous nous dirigeons vers le centre commercial pour le déjeuner : buffet pizza (et salades composées à volonté bien sûr, c'est plus léger...)
L'estomac satisfait, nous nous dirigeons vers un grand parc pour s'aérer les idées à coups de lancers de frisbees. Le soleil tape fort et nous sommes rapidement assoiffés, épuisés, essouflés... C'est donc le moment idéal pour une pause photos.
Les passants promènent leur chien, roulent à biclyclette, pratiquent la marche suédoise (en s'appuyant sur des bâtons), font du jogging ou jouent avec leurs enfants.
| Promenade au bord de l'eau... |
Les akènes de pissenlits recouvrent le sol en attendant d'être disséminés par un souffle humain, une bise, une petite brise.
Nous parlons de la mer puis nous nous égarons dans la conversation. Le programme de ce soir est ouvert : billard, cinéma (Inception est encore en salles) et restaurant thaï. Il ne faut pas trainer. Je me rappelle avoir été invitée par Antti à un concert dans le centre mais mes camarades ne sont pas enthousiastes.
Nous rentrons pour nous changer, jouer aux cartes, perdre et gagner avant de repartir pour le centre. Mauvais timing pour le cinéma. Une autre fois ?
Après une vodka-pomme et quelques billards je me révèle enfin en mettant trois boules d'affilé...Mais la partie se termine. Dommage.
Le restaurant thaï "Villa Thaï" est excellent. Je crache du feu, ou preque, mais me sens forte comme un dragon. Ces piments réveillent !
Nous traversons Esplanadi où deux personnes s'accouplent dans les buissons, plus ou moins discrètement. Il est 21.30 et il fait encore jour. Les touristes continuent de prendre les statues en photos, les jeunes continuent de boire leur bière et de rire aux éclats, la terre continue de tourner et notre petit couple continue de batifoller sans que cela ne semble choquer personne.
Le centre d'Helsinki est en fête et la musique envahit les ruelles et les terrasses. La bière coule à flot et les promeneurs sont heureux de vivre (un été chaud / un vrai été continental !)
Quand le froid n'est pas là, les sourires dansent.
dimanche 1 août 2010
Départ pour Helsinki
L'heure du grand départ a sonné. C'est en entendant le taxi arriver que je réalise émotionnellement l'ampleur de ma décision. Je ne regrette rien. C'est mon choix. Mais les larmes me montent aux yeux.
Je regarde ma petite boule de poil qui s'étire l'air de rien sur le canapé. Elle me manquera elle aussi.
Mes bagages m'attendent dans le coffre du taxi, son chauffeur moustachu aussi. C'est le moment de se dire au revoir, de se dire qu'on s'aime et qu'on s'appelle à l'arrivée.
1 km et mon téléphone se met à sonner. On s'échange des banalités en essayant de ne pas pleurer, on mémorise cette voix chaleureuse et réconfortante pour les moments durs, plus tard, bien assez tôt.
Nous arrivons enfin à l'aéroport, je rends à César sa boîte de kleenex à moitié vide, les yeux rougis, l'air exténué. Les émotions fortes, ça crève. Et ça fait crever. A moins que ça ne rende plus fort. A vérifier.
Je me réjouis en voyant que la queue au comptoir d'enregistrement est courte. Joie de courte durée puisque mon vol a été surbooké et que je ne pourrai donc pas le prendre comme initialement prévu.
Ma mélancolie se transforme en désespoir amer avant de se dynamiser et de devenir colère...
Une sueur froide rafraichit mes envies de scandale, heureusement. Puis la bonne nouvelle tombe : chaque passager lésé recevra un bon d'achat de 800€ à valoir sur des vols de la compagnie en question.
Les hôtesses me bookent sur le prochain vol en direction d'Helsinki, faisant escale à Francfort, la ville de la saucisse...Et je ne crois pas si bien dire.
J'appelle le couple d'amis qui m'hébergera avant que j'emménage dans mon propre appartement. Les amoureux viendront me chercher en voiture à Vantaa (l'aéroport d'Helsinki) à 1h30, le lendemain matin.
Le stress monte dès le paiement de mon excès de bagages et le labyrinthe entre navettes, plateformes, couloirs à emprunter et ribambelle de papiers à fournir aux postes de contrôle me fait tourner la tête... Mon manège à moi c'est pas l'avion.
Je finis par errer dans les couloirs de l'aéroport de Francfort, composé de boutiques de luxe Hugo Boss, Montblanc, Longchamp...et d'un sex shop en duty free lui aussi ! Petit rideau de velour bordeaux aux détours d'un couloir silencieux.
Sois forte ! Essuie discrètement ta joue sur sa chemise. Ne montre pas que tu es faible, sensible, humaine. Il pourrait croire que tu hésites, que tu n'as pas confiance en toi et que tu pars sur un coup de tête.
Je regarde ma petite boule de poil qui s'étire l'air de rien sur le canapé. Elle me manquera elle aussi.
Mes bagages m'attendent dans le coffre du taxi, son chauffeur moustachu aussi. C'est le moment de se dire au revoir, de se dire qu'on s'aime et qu'on s'appelle à l'arrivée.
1 km et mon téléphone se met à sonner. On s'échange des banalités en essayant de ne pas pleurer, on mémorise cette voix chaleureuse et réconfortante pour les moments durs, plus tard, bien assez tôt.
Nous arrivons enfin à l'aéroport, je rends à César sa boîte de kleenex à moitié vide, les yeux rougis, l'air exténué. Les émotions fortes, ça crève. Et ça fait crever. A moins que ça ne rende plus fort. A vérifier.
Je me réjouis en voyant que la queue au comptoir d'enregistrement est courte. Joie de courte durée puisque mon vol a été surbooké et que je ne pourrai donc pas le prendre comme initialement prévu.
Ma mélancolie se transforme en désespoir amer avant de se dynamiser et de devenir colère...
Une sueur froide rafraichit mes envies de scandale, heureusement. Puis la bonne nouvelle tombe : chaque passager lésé recevra un bon d'achat de 800€ à valoir sur des vols de la compagnie en question.
Les hôtesses me bookent sur le prochain vol en direction d'Helsinki, faisant escale à Francfort, la ville de la saucisse...Et je ne crois pas si bien dire.
J'appelle le couple d'amis qui m'hébergera avant que j'emménage dans mon propre appartement. Les amoureux viendront me chercher en voiture à Vantaa (l'aéroport d'Helsinki) à 1h30, le lendemain matin.
Le stress monte dès le paiement de mon excès de bagages et le labyrinthe entre navettes, plateformes, couloirs à emprunter et ribambelle de papiers à fournir aux postes de contrôle me fait tourner la tête... Mon manège à moi c'est pas l'avion.
Je finis par errer dans les couloirs de l'aéroport de Francfort, composé de boutiques de luxe Hugo Boss, Montblanc, Longchamp...et d'un sex shop en duty free lui aussi ! Petit rideau de velour bordeaux aux détours d'un couloir silencieux.
Embarquement immédiat. Les passagers à destination d'Helsinki sont priés de se présenter tout de suite...
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